Mirror’s Edge, le test

HR

Après une communication massive ces dernières semaines, Mirror’s Edge est disponible sur nos consoles. L’occasion de suivre en détail le parkour de la jolie Faith, avec un test de la version 360.

Mirror’s Edge est une des rares nouvelles licences à sortir pour les fêtes de fin d’année. Une caractéristique qui suffit à elle seule à susciter l’intérêt… comme pour Dead Space dans un genre bien différent (le plus surprenant c’est que les deux jeux sont édités par EA, les habituels rois de la suite annuelle). Mais Mirror’s Edge intrigue aussi pour son gameplay à base de Freerun en vue FPS ou encore son esthétique originale et décalée.

Le jeu vous invite dans un futur proche où l’information est fermement contrôlée par diverses sociétés de sécurité privée et où la répression est devenue le standard d’une vie sécuritaire. Dernier mouvement de liberté : les Messagers, ou Runners, qui se chargent de la livraison de colis plutôt underground en sautant de toit en toit dans un style que ne renierait pas David Belle ou les Yamakasi. Vous incarnez Faith, l’une de ces Runners qui vit en marge de la société…jusqu’au jour où sa sœur, flic, se fait accuser d’un meurtre qu’elle n’a pas commis. Commence alors un (court) périple vers la vérité ponctué par quelques rebondissements pour la plupart téléphonés…

Le premier FRPS : FreeRun Person Shooter

Alors oui le scénario est digne d’un film produit par Luc Besson et ça tombe plutôt bien parce que Faith aurait aussi pu jouer dans « Banlieue 13″ compte tenu de ses aptitudes pour pratiquer l’art du mouvement (ou parkour ou Freerun). Si j’insiste sur ce point depuis le début c’est que cet élément influence évidemment l’ensemble du gameplay et que, sous ses apparences basiques de FPS, Mirror’s Edge s’approche en fait plutôt du jeu de plate forme moderne.

Il est ainsi théoriquement possible de finir le jeu sans jamais tuer personne (ce qui donne droit à 80 Gamerpoint mais, pour avoir essayé, est extrêmement difficile) et on sent bien que la maniabilité n’est pas très adapté au gunfight, Faith s’avérant alors étonnamment rigide arme en main (sans compter que les seules armes que vous aurez sont celles de vos ennemis, le temps d’un chargeur).

L’intérêt de Mirror’s Edge réside donc dans la réalisation de mouvements de Freerun en vue subjective, le tout servi par une maniabilité excellente et un univers visuel et sonore fascinant. Il faut le reconnaitre : l’association « plate-forme + vue subjective » fait frémir et pourtant… Grâce à une maniabilité surprenante (tout passe par les gâchettes) mais très efficace et une immersion poussé à l’extrême, on fait corps avec le personnage et la réalisation de mouvements pourtant complexes devient du même coup extrêmement naturelle.

On ne s’inquiète jamais des commandes ce qui laisse tout l’attention pour se concentrer sur la vitesse, le timing…et l’orientation. Il en résulte des sensations grisantes et un sentiment de liberté rarement ressenti dans un FPS (qui n’en est pas vraiment un, certes…) et Mirror’s Edge devrait certainement servir de cas d’école pour les prochains jeux en vue subjective…

Ceci étant le sentiment de liberté ressenti pour les mouvements est rapidement contrasté par un certain dirigisme dans les chemins possibles. On le craignait, c’est bien le cas : Mirror’s Edge est linéaire. Mais paradoxalement ça n’est pas vraiment gênant… D’abord, parce qu’on peut parfois trouver des chemins alternatifs à ceux qui nous sont proposés par des couleurs vives dans le décor blanc mais surtout parce que, pris par la vitesse et le stress d’une poursuite, on est bien content d’avoir un chemin balisé rapidement identifiable. La Runners Vision est d’ailleurs une excellente idée pour éviter les disgracieuses flèches d’orientation, ce qui permet d’ailleurs d’éviter tout HUD dans l’interface de jeu (toujours pour l’immersion). Les puristes pourront même désactiver le petit pointeur et la Runners Vision

En rouge et blanc…

Dans la logique de la Runners Vision, il faut souligner l’univers visuel très original et terriblement classe. La réalisation graphique est très propre pour afficher un monde clinique au possible mais néanmoins séduisant. Mirror’s Edge est un jeu stylé, c’est indéniable, que ce soit dans la réalisation, le gameplay ou même le son. Les bruitages sont excellents et les musiques dynamiques parfaitement intégrées : bref c’est un quasi sans faute de ce point de vue là. On regrettera juste un doublage français mal calé sur les vidéos de transition et on regrettera aussi le parti pris du look BD / Animation Flash pour les vidéos de cinématique entre chaque chapitre : ce n’est pas superbe et ça se marie assez mal avec le rendu du jeu en lui-même.

Et puisqu’on est dans les regrets, il faut aussi noter la très faible durée de vie du mode Histoire. Il y a 9 épisodes, chaque épisode se terminant globalement en 40 min ce qui fait environ 6 heures pour finir le mode principal du jeu : c’est court. Pour autant s’arrêter sur ce seul point serait une erreur : d’abord parce que le jeu propose aussi un mode course contre la montre où le joueur doit faire le meilleur temps possible sur différents parcours de Freerun, ensuite parce que le gameplay proposé pendant les 6 heures est encore une fois grisant. Concernant le mode Course, il est intéressant de voir les temps que certains arrivent à faire…par contre, pour ma part, j’ai peu d’amis sur le jeu (merci Gears of War 2…) donc peu de base de comparaison pour les temps, dommage.

Si ce premier titre rencontre le succès (qu’il mérite), deux autres opus sont d’ores et déjà prévus alors j’en profite pour faire une petite suggestion aux développeurs : un mode Live avec de réelles courses à plusieurs Runners sur le même parcours…

Mirror’s Edge n’est pas parfait, il souffre d’une courte durée de vie, d’une légère répétitivité et d’une certaine linéarité. Pour autant, le gameplay parfaitement géré, l’immersion subjective poussée, l’univers visuel et sonore et les sensations de jeu compensent largement ces quelques défauts et il serait vraiment dommage de passer à côté d’un titre qui change à lui seul la vision très classique du FPS.

 
  • Esthétiquement superbe
  • La réalisation sonore
  • Le gameplay intuitif
  • Les sensations
  • Le mode « Parcours »
  • Trop court
  • Un peu répétitif
  • Linéaire
  • Pas de live à plusieurs
16/20
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Gaming - Par Hyst, le 17 novembre 2008 à 16:19
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commentaires
6 COMMENTAIRES
    Le Lundi 17 novembre 2008 à 17:43, par Toine
  • Super test :D Vivement que je me l’achète … Mais c’est pas de ci-tôt.

  • Le Lundi 17 novembre 2008 à 20:37, par Vrac des blogs #7 | Kapsteur.com
  • [...] Unblogged teste pour vous Mirror’s Edge, ce mélange de FPS et de Yamakasie. Posté le 17 novembre 2008 dans Blog. [...]

  • Le Mardi 18 novembre 2008 à 01:34, par Denis
  • Il n’y aurait pas une confusion entre First Person Freerun et Freerun Person Shooter?

  • Le Mardi 18 novembre 2008 à 11:23, par Hyst
  • Je suis pas sûr de comprendre la question…je crois pas que Mirror’s Edge ait une catégorie spécifiquement définie pour lui. Le terme de FRPS pour FreeRun Person Shooter est un petit jeu de mot basé sur FPS (pour First Person Shooter) que j’avais utilisé sur la toute première news à propos du jeu :)

  • Le Mardi 18 novembre 2008 à 18:30, par lazy
  • J’ai pu l’essayer via sur une démo télécharger sur le PN, et je l’ai trouvé vraiment sympa, un nouveau genre qui mérite à ce que l’on s’arrête dessus.

    Merci pour ce test hyst, je pense que ça va être un futur achat.

  • Le Mardi 18 novembre 2008 à 22:15, par Denis
  • OK pas de soucis. C’est juste que FreeRun Person Shooter ne veut pas dire grand chose.
    Bon test et très bon blog sinon, je vais essayer le jeu dès que possible.

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