
Sorti fin novembre dernier sur Xbox 360 (oui, je suis pas en avance), Rainbow Six Vegas est la dernière livrée d’une série qui aura connue le pire avec Lockdown et le meilleur avec Raven Shield. Pour ceux qui débarquent, Rainbow Six vous met aux commandes d’une unité de force spéciale internationale, une sorte de GIGN de l’OTAN dédiée à la lutte anti-terroriste.
Avec R6 Vegas, Ubisoft joue son vatout pour tenter de redorer le blason d’une série sérieusement blessée. Mission accomplie ?
Jusqu’à récemment les différents épisodes des Rainbow Six entraient en concurrence avec les jeux SWAT dans la catégorie des FPS tactique réalistes. Une logique qui a atteint son paroxysme en 2003 avec Raven Shield mais a aussi amener Ubisoft à un constat simple : le grand public n’accorde manifestement pas une grande importance au réalisme, en témoigne le succès des films hollywoodiens comme SWAT (pour rester dans le thème…). Résultat, Ubi édulcore la recette pour finalement produire une soupe insipide : Rainbow Six Lockdown.
Avec Rainbow Six Vegas, Ubisoft vise donc l’équilibre entre tactique puriste et arcade débridée pour tenter de contenter les deux publics. Un pari risqué mais qui s’avère finalement presque rempli, un « presque » rageant d’ailleurs mais j’y reviendrais. Comme son nom l’indique, ce nouvel opus prend place dans la ville du vice, Las Vegas (et non Vice City pour les drogués de GTA) mais commence paradoxalement au Mexique. Les développeurs auraient ils cherchés à rentabiliser la modélisation des décors poussiéreux de GRAW ?
Bref, vous êtes aux commandes de Logan Keller, un jeune chef d’équipe sous les ordres du fraichement promu Domingo Chavez (le fils du président Vénézualien ?) et vous devez bien évidemment lutter contre de vilains terroristes. Je ne vais pas m’attarder sur le scénario, les équipements, les différents modes de jeu et autres détails que la presse spécialisée se charge déjà de décrire abondamment. Non, rentrons tout de suite dans le vif du sujet : est ce un bon jeu ?
Fondamentalement oui. L’équilibre est plutôt bien trouvé et sans se retrouver devant un FPS classique, on évite les lenteurs et lourdeurs d’un jeu tactique. Le principe de couverture, qui fait terriblement pensé à Gears of War, n’est pas du tout réaliste mais permet un style plus cinématographique. Le commandement simple des hommes, l’interface très claire, l’action omniprésente et le multi bien pensé associés à des graphismes de qualité (bien qu’inégaux) font de Rainbow Six Vegas un bon titre Xbox 360.
Mais, parce qu’il y a bien un mais sinon il y aurait pas eu un « presque » plus tôt dans l’article, Vegas a un gros problème de rythme. Comment souvent sur console, la sauvegarde se fait lors du passage à un checkpoint mais dans Vegas ces points de passage sont régulièrement trop éloignés. Conséquence : si on stresse de mourir (ce qui est pour le coup réaliste), lorsqu’on meurt juste avant la fin du checkpoint, on a au mieux envie de couper la console, au pire envie de la balancer par la fenêtre. Un cas concret ? Deuxième mission du jeu, je dois sauver des otages et je mets tape donc tout le niveau avec une bonne vingtaine d’ennemis. Arrivé à la dernière porte, je glisse la caméra et indique à mes frères d’armes les cibles prioritaires mais je décide ensuite de changer l’ordre et là, la panique : 1° ce n’est pas possible, 2° je perds du temps et les otages sont donc abattus. Résultat : tout le niveau à refaire à cause d’une limite du jeu ! Ce n’est bien sûr qu’un exemple parmi d’autres qui cachent sensiblement le plaisir de jeu.
Rainbow Six Vegas est donc un bon jeu et « presque » un incontournable. Les jeux sont faits, rien ne va plus…
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Les graphismes… Le système de couverture L’équilibre arcade / tactique Le multi |
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…parfois inégaux Le système de sauvegarde Les soucis de rythme |










