Digitalism, en quête d’idealism

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Depuis lundi, les amateurs d’électro ont de quoi se satisfaire avec les premiers albums de Justice et de Digitalism. Deux albums attendus, deux duos reconnus, une même date de sortie mais pas la même médiatisation. Dans les faits, la raison de cette différence de traitement vient moins du son que de l’image…

Bien qu’ayant les albums de Justice et Digitalism sur mon lecteur mp3 depuis un petit mois, je suis allé acheter les deux CD à leur sortie lundi. Arrivé au Virgin des grands boulevards, l’album noir de Justice a les honneurs de la tête de gondole, dès l’entrée du magasin, entre Christophe Willem et Tokyo Hotel. Un traitement de faveur auquel n’a pas le droit Idealism, le premier album de Digitalism qu’il faut aller chercher au sous-sol du magasin, dans les rayons.

Dans les médias, même constat : quand les Justice sont invités sur le plateau du Grand Journal de Canal +, Digitalism se contente d’affiches sauvages devant La Cigale, pour le concert…de Justice. Alors évidemment, l’un comme l’autre ont su exploité le web, et plus particulièrement MySpace, pour conquérir leurs fans et il est certain que la sortie de l’album du duo allemand n’échappera pas aux amateurs d’électro et aux chasseurs de tendance mais le grand public risque bien de passer à côté…

On pourra toujours arguer que Ed Banger / Because manie mieux les techniques de buzz que Kitsuné / EMI et c’est probablement vrai mais ça n’explique pas tout. La différence majeure qui sépare Digitalism de Justice, c’est l’image. Comme ont su le faire les Daft Punk dès leur lancement, les Justice se sont créés, avec l’appui de So Me, un univers visuel fort qui vient renforcer leur musique mais surtout donne une image à un groupe qui par nature n’en a pas. Avec un logo / emblème fédérateur (la croix), un look très rock, des pochettes de disques et t-shirt au design mi-trendy / mi-dark, Gaspard et Xavier sont passés du statut de DJ à celui de rockstar.

Inversement, Digitalism a un logo insipide avec des caractères en digit numérique d’un autre temps, pas une photo officielle n’exprime le même univers d’un set à un autre, la pochette de l’album est tristement banale. A part leur musique, Digitalism n’offre rien pour accrocher le badot…mais par contre quelle musique !

Parce qu’on peut leur reprocher l’absence d’univers visuel mais il est difficile d’en faire de même pour l’univers musical. Sur ce point Jence et Isi assurent et offrent un peu d’originalité avec de grosses influence pop-rock. Idealism c’est 15 titres, dont 2 interludes, pour un peu moins d’une heure de musique et un accès Opendisc pour récupérer 7 titres supplémentaires (à la qualité plus variable). On y retrouve bien évidemment les titres qui ont fait connaitre le groupe comme Zdarlight, Jupiter Room ou Pogo (TVTV, un temps diffusé sur leur Myspace se retrouve lui dans les 7 titres bonus). Le reste de l’album oscille donc entre des titres plus rock, comme Digitalism in Cairo en hommage à Cure, I Want I Want ou encore Pogo, et des titres beaucoup plus techno comme Magnets, Zdarlight, Jupiter Room ou l’excellent The Pulse. Un mélange des genres, illustré à la perfection par le dévastateur Idealistic…

Au milieu de ce déferlement electro-rock, Digitalism a eu la bonne idée de placer quelques pauses avec des titres plus calmes, au relent Daft Punkien, comme Moonlight, Apollo-Gize ou le superbe Echoes. Enfin, sorte d’ovni, Digitalism s’essaye aussi au son plus hip-hop avec Home Zone…

En bref, Idealism joue la carte de la diversité et permet à Digitalism de se placer comme un groupe un plus original que la moyenne des artistes électro du moment. En philosophie, l’idéalisme considère que rien n’est extérieur à l’interprétation humaine et que c’est notre cerveau qui décide de ce qui est ou pas. Dans ce cas bien précis, Digitalism existe bien et ils viennent de nous retourner le cerveau…

Je vous rappelle qu’un petit mix de plusieurs titres de l’album est dispo dans l’Electro Session consacrée au groupe, ici

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Music - Par Hyst, le 14 juin 2007 à 11:23
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commentaires
4 COMMENTAIRES
    Le Jeudi 14 juin 2007 à 15:27, par tin
  • très bonne annalyse de leur disque!
    je l’écoute également depuis quelques semaine et j’ai pris une belle claque!
    fan de digitalism depuis ma première écoute de zdarlight en 2005, je les ai vue en dj set a montpellier l’été dernier… fantastique!
    faut que je passe a la fnac acheté cet album, car je crois qu’il va faire parti de mon classement fundamental!

    petite précision, moonlight est une version courte de zdarlight (moonlight edition) dispo sur le maxi eponyme! ;)

  • Le Jeudi 14 juin 2007 à 22:12, par doudou5
  • justice ils ont en ont même parlé sur France Info à la fin d’une chronique sur daft punk aujourd’hui, c’est pour dire si ca cartonne.

  • Le Mercredi 19 septembre 2007 à 15:04, par kejako
  • mouai ou pourra dire skon veu je di keles digitalism son largement plus daft punk que justice . comme il est di ^^ c’est juste que leur image est moin forte ke celle de justice . vive digitalism (jupiter room un tuerie ! ! ) . je sui sr ke si ils éti francai les digitalism serai les protéger de daft punk ! ! ! a par sa « les justice » fon du bon son également xD

  • Le Mercredi 22 juin 2011 à 14:47, par Le grand retour… de l’électro | Unblogged
  • [...] Digitalism / I Love You, Dude :  Spotify [...]

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