Un site qui refuse de s’ouvrir alors qu’il fonctionne sur votre téléphone ? Une ancienne adresse enregistrée dans le cache DNS peut suffire à bloquer la connexion. Windows, Mac et Linux permettent de le vider en quelques commandes : voici les méthodes adaptées à chaque système, ainsi que les vérifications à faire si le problème persiste.
L’article en bref
Le cache DNS accélère l’accès aux sites, mais une ancienne réponse peut aussi provoquer des erreurs. Quelques commandes permettent de le vider, puis de vérifier si la résolution DNS fonctionne à nouveau.
- Pourquoi le purger : Corrigez certaines erreurs liées à des adresses IP obsolètes ou incorrectes.
- Sous Windows : Utilisez ipconfig /flushdns depuis l’invite de commandes ou PowerShell.
- Sur Mac et Linux : Choisissez la commande adaptée à votre version et à votre service DNS.
- Après le flush : Testez le site et vérifiez navigateur, VPN et paramètres réseau.
La purge DNS est rapide et ne supprime ni vos favoris ni vos mots de passe.
Pourquoi vider le cache DNS ?
Le cache DNS est une mémoire temporaire qui associe les noms de domaine, comme exemple.com, aux adresses IP des serveurs qui hébergent les sites. Cette étape évite de refaire la même recherche à chaque visite et accélère la connexion.
Mais une réponse conservée peut devenir obsolète si un site change d’adresse ou si une erreur de résolution s’est glissée dans les données mémorisées. Vider le cache DNS oblige alors votre appareil à demander une nouvelle adresse à un serveur DNS.
Sites inaccessibles, changement d’adresse et redirections
Après une migration vers un nouvel hébergeur, un site peut pointer vers une autre adresse IP. Si votre appareil conserve l’ancienne, la page peut ne pas charger, afficher une erreur ou renvoyer un résultat différent de celui obtenu sur un autre appareil.
Des messages comme « DNS_PROBE_FINISHED_NXDOMAIN » ou « ERR_NAME_NOT_RESOLVED » signalent parfois un souci de résolution DNS. La purge est alors une première vérification simple, notamment si le site fonctionne sur le réseau mobile mais pas sur votre ordinateur.
Cache DNS, TTL et sécurité : ce que la purge change vraiment
Chaque enregistrement possède une durée de validité appelée TTL, définie par le service DNS concerné. À son expiration, le système doit normalement demander une réponse actualisée ; vider le cache accélère cette nouvelle recherche, sans qu’il soit nécessaire d’attendre.
La purge peut également effacer une réponse locale erronée, mais elle ne suffit pas à neutraliser un logiciel malveillant, un routeur compromis ou un réglage DNS indésirable. Si des redirections suspectes continuent, contrôlez aussi les paramètres réseau et lancez une analyse de sécurité.
À retenir : purger le cache aide à repartir sur une réponse récente, mais ne remplace pas un diagnostic si les symptômes persistent.
Comment vider le cache DNS sur Windows
Sur Windows 10 et Windows 11, la commande ipconfig /flushdns vide le cache du résolveur. Ouvrez le menu Démarrer, recherchez « Invite de commandes », puis choisissez « Exécuter en tant qu’administrateur » ; PowerShell convient aussi.
La commande ipconfig /flushdns, étape par étape
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Ouvrez l’invite de commandes ou PowerShell avec les droits administrateur.
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Saisissez ipconfig /flushdns, puis appuyez sur Entrée.
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Vérifiez le message indiquant que le cache du résolveur DNS a été vidé.
L’opération prend généralement quelques secondes et ne demande pas de redémarrer l’ordinateur. Fermez puis relancez le navigateur avant de retester le site concerné.
Vérifier le cache DNS sous Windows
La commande ipconfig /displaydns affiche les entrées DNS actuellement mémorisées. Elle peut être utile avant la purge pour constater la présence d’enregistrements ; après celle-ci, une nouvelle consultation d’un site peut déjà remplir de nouveau le cache.
La même commande de purge fonctionne aussi dans PowerShell et sur plusieurs anciennes versions de Windows. L’essentiel est de lancer le terminal avec les droits nécessaires, puis de vérifier le message de confirmation.
Comment vider le cache DNS sur Mac
Sur les versions récentes de macOS, ouvrez Terminal depuis Applications, puis Utilitaires, ou avec Spotlight. La commande ci-dessous vide le cache et relance le service mDNSResponder, qui participe à la résolution DNS du système.
La commande pour les versions récentes de macOS
Saisissez cette ligne dans Terminal, puis validez :
sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder
macOS demande le mot de passe d’un compte administrateur. Les caractères ne s’affichent pas pendant la saisie, ce qui est normal ; appuyez sur Entrée une fois le mot de passe saisi. L’absence de message de confirmation ne signifie pas forcément que la commande a échoué.
Versions plus anciennes et droits administrateur
Les commandes peuvent varier avec les anciennes éditions du système. Si vous utilisez une version antérieure à macOS Ventura, vérifiez la procédure correspondant précisément à votre version avant de lancer une commande ; le numéro se trouve dans le menu Pomme, sous « À propos de ce Mac ».
Le préfixe sudo exécute la commande avec des droits élevés. Si votre compte Mac n’est pas administrateur, demandez à la personne qui gère l’ordinateur de faire la manipulation.
Comment vider le cache DNS sur Linux
Linux ne s’appuie pas sur un cache DNS unique présent partout : la méthode dépend du service installé et actif sur votre distribution. Sur beaucoup de systèmes récents, systemd-resolved gère cette fonction ; d’autres utilisent notamment nscd ou dnsmasq.
Avec systemd-resolved et resolvectl
Sur les distributions récentes utilisant systemd-resolved, ouvrez un terminal et saisissez sudo resolvectl flush-caches. Sur certains systèmes plus anciens, la commande disponible est sudo systemd-resolve –flush-caches.
Pour vérifier le service, vous pouvez lancer systemctl status systemd-resolved. Si la commande de purge n’est pas reconnue, cela peut indiquer que votre distribution utilise un autre gestionnaire, plutôt qu’un problème de saisie.
Avec nscd ou dnsmasq
Pour nscd, un redémarrage du service permet généralement de renouveler son cache : sudo systemctl restart nscd. Pour dnsmasq, utilisez sudo systemctl restart dnsmasq, si ce service est bien installé et actif.
Vous pouvez repérer les services DNS présents avec systemctl list-units –type=service, puis examiner les résultats contenant « resolved », « nscd » ou « dnsmasq ». Évitez de redémarrer un service au hasard : sur une machine administrée, cela peut affecter la configuration réseau.
Tester la résolution DNS sous Linux
La commande nslookup example.com permet de vérifier si un nom de domaine obtient une réponse. Si l’outil n’est pas installé, dig example.com peut être disponible ; les deux commandes testent la résolution, mais ne confirment pas à elles seules que le cache local est vide.
Une réponse correcte indique que le nom a été résolu. En cas de délai dépassé ou d’échec, examinez la connexion, le serveur DNS configuré et l’état du service avant de conclure à une panne du site.
Après la purge DNS : les vérifications utiles
Le flush DNS ne supprime pas le cache du navigateur : ce sont deux mécanismes différents. Si la page reste bloquée, ouvrez-la dans une fenêtre privée ou effacez les données temporaires du navigateur, puis essayez de nouveau.
Voici une courte liste de vérifications, en commençant par les manipulations les moins intrusives :
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Testez un autre appareil ou réseau pour savoir si le souci concerne un seul ordinateur ou toute la connexion.
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Redémarrez le navigateur et contrôlez si le site s’ouvre en navigation privée.
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Vérifiez le VPN : il peut utiliser ses propres serveurs DNS ou modifier la route des requêtes.
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Contrôlez les paramètres DNS de votre réseau avant de changer de serveur.
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Contactez votre fournisseur d’accès si plusieurs appareils rencontrent le même problème.
Changer de serveur DNS peut aider à isoler un problème, mais n’est pas une étape obligatoire. Pour mieux comprendre le rôle d’un VPN et les critères de configuration, consultez ce guide pour choisir et configurer un VPN.
La purge DNS protège-t-elle la confidentialité ?
Vider le cache DNS renouvelle les entrées locales, mais ne rend pas les requêtes invisibles pour le réseau qui les transporte. Un VPN peut chiffrer une partie du trafic entre votre appareil et son service ; son fonctionnement et le traitement des requêtes DNS dépendent toutefois de sa configuration.
Pour approfondir cette différence, vous pouvez aussi lire ces conseils sur la configuration d’un VPN et la protection de la connexion. La purge DNS reste avant tout un outil de dépannage, pas une mesure complète de confidentialité.
Questions fréquentes sur le cache DNS
À quelle fréquence faut-il vider le cache DNS ?
Il n’est généralement pas nécessaire de le faire régulièrement. La purge est surtout utile lorsqu’un site reste inaccessible, après un changement d’adresse ou en cas d’erreur de résolution DNS.
Vider le cache DNS supprime-t-il l’historique ou les mots de passe ?
Non. La purge efface des correspondances temporaires entre noms de domaine et adresses IP ; elle ne supprime ni les favoris, ni l’historique, ni les mots de passe enregistrés.
Pourquoi le problème persiste-t-il après un flush DNS ?
Le cache du navigateur, un VPN, le routeur, le serveur DNS configuré ou le fournisseur d’accès peuvent encore être en cause. Testez un autre appareil ou réseau pour mieux localiser l’origine du problème.
La commande est-elle la même sur Windows, Mac et Linux ?
Non. Windows utilise généralement ipconfig /flushdns, macOS une commande dans Terminal et Linux une méthode liée au service DNS actif, comme systemd-resolved, nscd ou dnsmasq.
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